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Snapchat, l’exception Française !

Pourquoi la France est-elle le 3e pays pour Snapchat (en terme d’utilisateurs actifs mensuels) ?

Le nouveau rapport Digital in 2021 de WeAreSocial et HootSuite vient de sortir et la France confirme sa 3e position en terme d’utilisateurs actifs mensuels de l’application américaine de messagerie instantanée Snapchat.

Avec 24,5 millions d’utilisateurs, ce sont plus d’un Français sur 3 qui utilisent régulièrement l’app.

C’est un chiffre énorme. Mais la surprise est surtout dans le fait que la France soit toujours dans le top 3 mondial, après le pays d’origine, les Etats-Unis, et l’un des plus grands pays du monde, l’Inde.

La France se place par exemple avant le Royaume Uni ou l’Allemagne, mais aussi avant de nombreux autres pays bien plus peuplés ou plus enclins à utiliser les réseaux sociaux (on pense notamment à l’Asie).

Alors pourquoi ?

En tout honnêteté, c’est difficile à dire. Mais à mon avis, c’est principalement pour deux raisons :

Les deux raisons pour lesquels Snapchat cartonne en France :

  • 2) L’app Snapchat est très peu présente en Asie, ce qui enlève de nombreux concurrents potentiels à la 3e place du classement.

    En effet, comme on peut le voir sur le slide ci-dessus, parmi les pays d’Asie, seules les Philippines et l’Indonésie font partie du Top 20, et avec un nombre d’utilisateurs bien inférieur à ce que ces pays comptent comme utilisateurs d’autres réseaux sociaux tels que Facebook ou WhatsApp.

    C’est très différent du Top 20 de Facebook par exemple (voir ci-dessous), dans lequel on va retrouver l’Inde, les Philippine et l’Indonésie bien sûr, mais aussi le Vietnam, la Thaïlande, le Bangladesh, le Pakistan et la Malaisie (et aussi quelques pays d’Amérique Latine qui ne figurent pas non plus dans le classement Snapchat).
Snapchat est peu utilisée en Asie

Prenons l’exemple de l’Indonésie, un pays de 270 millions d’habitants :
140 millions d’entre eux sont des utilisateurs actifs mensuels de Facebook contre 7,25 millions d’utilisateurs actifs mensuels de Snapchat. Autant dire que Snapchat est loin de rivaliser (malheureusement le rapport ne fournit pas le détail de WhatsApp par pays, mais l’Indonésie fait partie des pays dans lesquels l’app est très populaire. Au détriment des autres apps, dont Snapchat.).

Et ceci est vrai dans de nombreux pays d’Asie : Snapchat est peu ou pas utilisée. On lui préfère en général WhatsApp, Facebook Messenger ou un acteur local (Line, Kakao Talk, WeChat, etc.).

Conclusion

Moins de pays en compétition + on joue presque à domicile (avec un fondateur francophile) = La France est sur le podium !
La France est le 3e marché pour Snapchat (Et pourtant en France tout le monde ne parle plus que de Signal 🙂 ).

A moins que vous n’ayez une autre explication ?

WhatsApp ou Signal ? La gratuité n’est pas un modèle économique

A l’heure où beaucoup s’insurgent de la décision de WhatsApp d’échanger les données de ses utilisateurs avec sa maison mère, Facebook, et nous invitent à immédiatement quitter WhatsApp pour rejoindre Signal, une application concurrente, mais soi-disant sans velléité commerciale, sans arrière-pensée, j’aimerais rappeler une évidence :

La gratuité n’est pas un modèle économique.

Depuis des années (11 ans, bientôt 12), WhatsApp fournit un service de messagerie d’excellente qualité pour un prix littéralement ridicule : Rien. Zéro. Nada.

Nous sommes aujourd’hui deux milliards d’individus sur la planète à utiliser régulièrement WhatsApp pour échanger avec nos amis et collègues, partager des photos, créer des groupes de discussion, etc.

N’est-ce donc pas normal, à un moment ou à un autre, que l’entreprise souhaite rentabiliser ses investissements et son activité ?

A mon avis, si. Et comment le faire plus simplement et de manière moins “indolore” pour les utilisateurs qu’en monétisant les données personnelles à sa disposition ?

La vraie question à se poser est donc plutôt celle-ci (en fait il y en a 2) :

  • Le “prix à payer” pour continuer à utiliser WhatsApp est-il trop élevé ?
  • Quel est le modèle de Signal ? Est-ce vraiment un modèle différent ? Ou est-ce juste un futur WhatsApp qui tôt ou tard évoluera de la même façon (ou pire) ? (Et dans ce cas est-ce vraiment utile de se donner tant de mal ?).

Le “prix à payer” pour continuer à utiliser WhatsApp

WhatsApp est une application de messagerie instantanée gratuite et (jusqu’à présent) sans publicité, crée en 2009 par Jan Koum et Brian Acton, et rachetée en Février 2014 par Facebook pour 19 Milliards de dollars.

Jusqu’à très récemment, pour respecter la volonté des deux co-fondateurs de WhatsApp, l’équipe de Facebook n’avait pas cherché à monétiser l’application et se contentait d’analyser les données de trafic.

Aujourd’hui, alors que les deux co-fondateurs ont quitté définitivement le groupe Facebook, la monétisation s’organise. Et notamment dans le cadre d’un partage de données d’une plateforme vers l’autre, et c’est ce qui fait réagir tout le monde (une autre solution serait de faire payer un abonnement aux utilisateurs, mais on sait par expérience que cette solution ne marche pas dans la mesure ou d’autres apps sont gratuites. Les gens préféreront changer d’app plutôt que de payer un abonnement).

Le “prix à payer” ce sont donc vos données personnelles à partager.

Mais de quelles données parle-t-on ? D’après cet article du Monde, il s’agit principalement de données telles que le pseudo, le numéro de téléphone, les adresses IP ainsi que les informations relatives aux appareils des utilisateurs.

Rien donc de très sensible, ni de rédhibitoire. Vous partagez sûrement plus de données personnelles tous les jours en vous inscrivant à un service en ligne (ou une app) ou en participant à un jeu concours.

Et ce sont au minimum les données que collectera n’importe quelle app de messagerie instantanée, aussi gratuite soit-elle.

A mon avis, les nouvelles règles de WhatsAppmoins contraignantes d’ailleurs en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Royaume Uni, ne justifient pas toutes ces réactions hostiles.

Mais bien sûr c’est à vous de décider si cela vous convient ou pas, et si vous préférez partager moins de données avec une autre app (ça sera difficile) ou simplement ne pas partager vos données avec la redoutée Facebook Inc.

Dans le cas où vous souhaiteriez changer d’app, certains vous propose donc Signal. Mais…

Quel est le modèle économique de Signal ?

Rien n’est gratuit en ce bas monde.

Pensez-y : Quel service utilisez-vous qui soit 100% gratuit ? Votre compte Facebook ou LinkedIn ? Payé par la publicité. Votre place de parking en centre ville ? Payée par la collectivité. L’école de vos enfants ? Payée par les impôts. Le match de foot à la télé ? Payé par la publicité, les sponsors et les tickets. Etc.

Tout a un coût et doit donc être financé. Si vous ne payez pas directement, c’est que quelqu’un d’autre le fait pour vous.

Et comme on dit lorsqu’on ne sait pas d’où vient le financement d’un service : “si c’est gratuit, c’est que VOUS êtes le produit”.

Si Signal ne gagne pas d’argent grâce à vous et à vos données, alors comment Signal gagne de l’argent ?

Pour répondre à cette question, et pour faire simple, considérons qu’il y a en gros 3 types d’entreprises :

  • Les entreprises privées : financées au départ par des fonds propres, des investisseurs ou des banquiers, elles ont pour vocation de gagner de l’argent à plus ou moins long terme, avec des clients, des abonnés, des inscrits, des sponsors, de la publicité, etc. pour pouvoir continuer leur mission.
    Leur objectif est donc de gagner suffisamment d’argent pour être profitable et ne plus dépendre de leurs ressources financières initiales (fonds propres, investisseurs, etc.) qui, de toutes façons, ne dureront pas. Une entreprise qui n’arrive pas à être rentable après avoir épuisé toutes ses sources de financement externes est vouée à l’échec. Au dépôt de bilan.
  • Les entreprises publiques : financées par les impôts (ou d’autres sources similaires), elle n’ont pas pour vocation de gagner de l’argent mais de respecter un certain budget. C’est à dire de ne pas trop coûter d’argent non plus.
    Souvent pour réduire leur besoin de financement elles ne seront pas totalement gratuites, comme la SNCF ou la RATP par exemple. Elle ne peuvent techniquement pas “échouer” mais leur dépendance à un budget explique parfois leur état de délabrement. On pense par exemple aux établissements publics de santé (“hôpitaux publics”) qui sont moins chers mais souvent moins “accueillants” aussi que les hôpitaux privés financés par de l’argent privé. Tout simplement car le budget qui leur est alloué ne permet pas de combler l’ensembles des dépenses qu’ils ont à financer.
  • Les entreprises caritatives (“humanitaires”) qui sont financées par les dons des entreprises et des particuliers. Ces entreprises n’ont pas pour vocation d’être rentable. En contrepartie, elles sont seulement aussi actives que leurs ressources le leur permettent, c’est à dire qu’elle dépendent complétement de ces ressources. Elles offrent en général une gratuité totale mais pour un service limité et pas toujours durable (si les donations se réduisent, l’activité se réduit aussi).
    On pense bien sûr à UNICEF, la Croix-Rouge ou les Restos du Coeur, mais on peut aussi évoquer le site web Wikipédia, qui fonctionne sur le même modèle : Gratuité totale, pas de publicité, appel aux dons, recours au volontariat.

Signal n’est pas une entreprise publique. C’est donc soit une entreprise privée, soit une entreprise caritative.

L’application Signal étant développée par une entreprise soutenue par une fondation à but non lucratif, on peut supposer qu’il s’agit d’une entreprise caritative. Mais dans ce cas là, quelles sont les perspectives de financement à long terme ? Qui donnera de l’argent à Signal ? Et avec quelle contrepartie ?

Si la question n’a pas trop d’importance pour un site comme Wikipedia, car il ne recueille pas de données personnelles, à part sans doute quelques données de navigation, elle en a clairement beaucoup plus pour Signal.

Car en rejoignant Signal vous vous apprêtez à échanger des données personnelles avec une société dont le fonctionnement, les bénéficiaires et les outils de financement ne sont pas clairement définis, ou en tous cas pas clairement établis pour le commun des mortels.

Et si l’on ajoute à cela le fait que la Fondation Signal a été co-fondée par le co-fondateur de WhatsApp, Brian Acton, qui, après avoir prêché pendant quelques années le modèle gratuit sans pub, a fini par revendre son app à Facebook, le leader mondial de la publicité sur les réseaux sociaux, on peut franchement se poser des questions.

Quelle est la mission de Signal, combien de temps pourront-ils exercer leur activité et seront-ils capables de gérer un arrivage massif d’utilisateurs en provenance de WhatsApp ? Comment vont-ils utiliser nos données personnelles, seront-ils capables de les sécuriser et y a-t-il un risque à les leur confier ?

Voici à mon sens la réflexion à avoir avant de “quitter WhatsApp pour rejoindre Signal”.

On pourrait reformuler cela de manière encore plus simple :

  • Ai-je beaucoup à perdre à rester chez WhatsApp ?
  • Ai-je beaucoup à gagner à partir chez Signal ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Comment fonctionne l’algorithme de TikTok (d’après TikTok) ?

Malgré les controverses et les inquiétudes au sujet de son origine (la Chine), de sa politique de modération (très laxiste) et de sa stratégie de croissance agressive, TikTok continue petit à petit à s’imposer comme une app majeure du paysage digital mondial.

En parallèle, l’équipe TikTok travaille très dur pour montrer que la société n’a rien à cacher et joue la transparence totale.

Cette semaine par exemple, TikTok a montré patte blanche en dévoilant comment fonctionne son algorithme de recommandations de vidéos. Cet algorithme permet de vous conseiller des vidéos en fonction de vos actions et de vos préférences, mais il décide aussi quelles vidéos sont mises en avant, ou pas.

Comme l’explique TikTok :

Quand vous démarrez TikTok, vous arrivez tout de suite sur l’onglet « Pour toi » qui vous présente un flux de vidéos calibré selon vos intérêts, ce qui facilite la découverte de contenus et de créateurs à votre goût. Ce flux est alimenté par un système de recommandations qui permet de proposer des vidéos qui vous intéressent.

TikTok explique en détails le fonctionnement de ce système ici. Mais en voici, en gros, les éléments les plus importants :

  • Les interactions des utilisateurs

TikTok analyse les vidéos que vous aimez ou partagez, les comptes que vous suivez, les commentaires que vous publiez et le contenu que vous créez. Ainsi, si par exemple vous publiez une vidéo avec un hashtag particulier, il y a de fortes chances que des vidéos avec le même hashtag vous soient ensuite recommandées.

  • L’information contenue par les vidéos

Il s’agit de toutes les informations disponibles, comme les sous-titres, les sons, les chansons et, une fois encore, les hashtags.

  • Les paramètre de votre téléphone et de votre compte TikTok

Ce sont des facteurs moins importants, mais la langue d’utilisation de votre téléphone, le pays choisis et le modèle d’appareil sont aussi pris en compte par l’outil de recommandations. D’après TikTok ces critères sont importants pour optimiser la qualité de contenu proposée.

En clair, et si l’algorithme de TikTok fonctionne comme ceux des autres plateformes, il analyse le contenu que vous regardez le plus ou qui vous fait réagir, et vous propose de voir davantage de contenu similaire.

Pas d’information inédite ou inattendue donc, mais TikTok nous en dit un peu plus :

Un indicateur d’intérêt plutôt fort, comme par exemple le fait qu’un utilisateur regarde une longue vidéo jusqu’à la fin, aura un poids plus important qu’un indicateur plus faible comme par exemple le fait que le créateur de la vidéo et l’utilisateur qui la regarde vivent dans le même pays.

Ainsi, donc, les utilisateurs qui regardent vos vidéos en entier vous permettront de gagner en visibilité.

Pour faciliter le démarrage, nous invitons les nouveaux utilisateurs a choisir des catégories d’intérêts, comme animaux ou voyages, ce qui nous permet d’adapter nos recommandations à leurs préférences. Cela permet à l’app de proposer un flux initial qui sera ensuite optimisé en fonction des choix de vidéos et des interactions de l’utilisateur.

Comme toutes les plateformes, TikTok essaie donc de proposer du contenu en fonction de l’intérêt déclaré par les utilisateurs.

Votre flux « Pour toi » n’est pas déterminé uniquement par vos actions sur le flux lui-même. Votre choix de suivre de nouveaux comptes, par exemple, aidera à optimiser les recommandations de vidéos. D’autres choix auront une influence eux aussi, comme par exemple explorer les hashtags, les effets sonores ou les sujets « à la mode » de l’onglet Découvrir.

Cela confirme encore une fois ce qui semble évident. Toutes les actions de l’utilisateur sont prises en compte. Si vous faites une recherche de vidéo particulière, cela aura une influence sur votre flux. Si quelqu’un d’autre utilise votre téléphone et regarde un certain type de vidéos, cela impactera aussi les recommandations de TikTok.

La diversité est une composante importante lorsqu’on s’adresse à une communauté globale et engagée, et c’est ce qui rassembles les utilisateurs de TikTok. Dans cette mesure, il peut arriver que votre flux propose des vidéos sans intérêt apparent, ou qui ont été beaucoup likées par d’autres utilisateurs. C’est un élément important de notre outil de recommandations : vous proposer des vidéos très différentes pour vous donner la possibilité de découvrir de nouveaux types de contenus, de nouveaux créateurs de vidéos, et de vous exposer à de nouveaux points de vues ou de nouvelles idées.

C’est donc moins utile (car hors de votre contrôle) mais bon à savoir : TikTok vous proposera parfois des vidéos sans rapport avec vos intérêts et sans raison particulière, simplement pour maintenir une certaine variété dans votre flux de vidéos.

Autre élément important de l’algorithme de TikTok : la popularité d’un compte ou d’une vidéo n’aura pas forcément d’influence dans le choix des recommandations.

Une vidéo postée par un utilisateur qui a de nombreux followers aura tendance à être plus regardé car cet utilisateur a de l’audience, mais ni le nombre de followers ni la popularité de ses précédentes vidéos ne sont considérés comme des facteurs importants de recommandation.

Ceci est donc très différent des autres plateformes : TikTok déclare que la performance des vidéos précédentes ou le nombre de followers ne joueront pas un rôle important dans le choix de présentation de nouvelles vidéos.

Les utilisateurs populaires vont forcément avoir plus de vues, car ils ont plus de followers, mais TikTok s’intéresse avant tout aux statistiques et aux informations de la vidéo publiée avant de décider s’il doit la mettre en avant ou pas.

En résumé, le plus important pour l’algorithme de TikTok c’est de vous proposer des vidéos qui vous plairont, d’après vos précédentes actions sur la plateforme et d’après les centres d’intérêt que vous avez indiqués.

TikTok ne donne aucun détails sur le poids relatifs des différents éléments mentionés plus haut, mais tout cela nous donne déjà une idée assez précise du fonctionnement de l’algorithme.

Pour les marketers, vous savez maintenant comment tirer le meilleur parti de vos vidéos TikTok :

  • Chaque vidéo est considérée individuellement par l’algorithme en fonction de ses « valeurs » intrinsèques,
  • Orienter vos vidéos vers des sujets « à la mode » (trending) vous permettra de toucher d’avantages d’utilisateurs,
  • Pour obtenir un meilleur taux de couverture, il faut idéalement faire en sorte que les utilisateurs regardent votre vidéo jusqu’à la fin.

Pas de science exacte donc, mais ce sont quelques idées à retenir pour optimiser la performance de vos publications sur TikTok.

La présentation complète de l’algorithme TikTok est disponible ici (en Anglais).

Et vous ? Quelles sont vos retours d’expérience avec TikTok ?

Comment créer un profil LinkedIn en plusieurs langues ?

Français ou Anglais ? Quelle langue choisir pour votre profil LinkedIn ?

Si vous avez une expérience plutôt internationale, ou si vous êtes intéressé(e) par une carrière internationale, le choix de la langue de votre profil LinkedIn pouvait jusqu’à présent s’avérer difficile.

Plus maintenant !

En effet, il est désormais possible de créer votre profil LinkedIn en plusieurs langues. Si votre profil est en Français, vous pouvez ajouter un profil en Anglais et traduire vos titres et vos expériences.

A l’inverse, si votre profil principal est déjà en Anglais, vous pouvez créer un profil en Français pour votre audience Française.

Comment procéder ?

Cliquez en haut à droite sur votre photo miniature et le mot « Vous » (« Me » si vous êtes en version Anglaise), puis cliquez sur « Voir le profil ».

Votre page profil s’affiche. En haut à droite, vous voyez s’afficher le texte « Ajoutez un profil dans une autre langue ».

Cliquez sur le texte. Choisissez votre langue. Puis commencez à traduire chaque partie de votre profil LinkedIn dans la nouvelle langue sélectionnée.

Et voilà ! Dorénavant vous aurez la possibilité de mettre à jour l’un ou l’autre de vos profils en choisissant l’icône de la langue en haut à droite.

Vos visiteurs auront aussi la possibilité de visualiser votre profil dans les 2 langues disponible en cliquant de la même manière sur la langue souhaitée.

Facebook Ads Library : la Bibliothèque Publicitaire de Facebook et Instagram

Envie de savoir ce que vos concurrents font en terme de publicité sur Facebook et Instagram ? Besoin d’inspiration pour créer vos propres publicités Facebook et Instagram ? Curieux-ieuse de connaître les campagnes publicitaires Facebook et Instagram des grandes marques ?

N’hésitez pas, consultez la Facebook Ads Library (en Français la bibliothèque publicitaire de Facebook).

Entrez un nom de marque ou de page Facebook et vous verrez s’afficher toutes les publicités Facebook et Instagram de la marque/page. Et tout cela par pays et/ou par plateforme (Facebook, Instagram, Messenger et Audience Network).

Comme le précise Facebook : « Lorsque vous consultez les publicités actives d’une Page, le contenu créatif et le texte des publicités apparaissent. En cliquant sur « Voir les détails de la publicité », vous pouvez accéder à des informations supplémentaires, notamment celles de la section « À propos » de la Page, ou obtenir des renseignements sur le formulaire prospect dans le cadre d’un format publicitaire destiné à l’acquisition de prospects. « 

Transparence oblige, Facebook propose aussi une section spécifique pour les publicités portant sur un enjeu social, électoral ou politique.

Pour ce type de publicité, les résultats incluent les publicités actives et inactives, et couvrent une période de sept ans à compter de la première visualisation des publicités. Ces publicités comportent également un avertissement vous indiquant qui les finance.

A vous de jouer ! C’est ici que ça se passe.

Twitch, le nouveau réseau social des 16-25 ans ?

Alors que le monde entier a les yeux rivés sur TikTok, la plateforme chinoise de courtes vidéos qui commence à faire un carton en Europe et aux Etats-Unis, une autre plateforme s’installe doucement mais sûrement dans l’hexagone : Twitch.

Twitch est connue pour être une plateforme de streaming de jeux vidéos. C’est à dire qu’au départ Twitch c’était essentiellement une plateforme sur laquelle des joueurs (streamers) se filmaient en train de jouer à, et de commenter, des jeux vidéos, pendant que des internautes (viewers) regardaient et commentaient aussi.

Mais depuis quelques mois Twitch est en train de devenir une plateforme de communication pour de nombreuses personnes qui ne sont pas forcément des professionnels du jeu vidéo mais qui simplement souhaitent broadcaster (transmettre une vidéo) en live à un public large et varié.

Car contrairement aux autre plateformes Twitch donne une réelle importance aux viewers dont les commentaires s’affichent en temps réel et font souvent partie du « show ».

Ainsi, en plus des catégories de broadcast traditionnelles, sur les jeux et la musique, une nouvelle catégorie se développe très rapidement. Elle s’appelle « Just Chatting » en Anglais, ou « Discussion » en Français. Le nom Anglais me paraît plus approprié car si ces chaînes peuvent parfois proposer des discussions (panel d’intervenants qui débattent entre eux), le plus souvent il s’agit en fait d’un(e) seul(e) animateur(trice) qui fait un monologue et répond en direct aux commentaires de ses viewers.

Il n’empèche, chatting ou discussion, ce format est en forte croissance et aujourd’hui de plus en plus utilisé par des animateurs radios, des journalistes ou même des chroniqueurs politiques.

Qui dit audience dit bien sûr publicité. Et avec la croissance du nombre d’utilisateurs, de viewers et de broadcaster, Twitch commence à attirer de nombreux annonceurs. La plateforme a donc développé aussi son offre commerciale.

Les chiffres de Twitch

Aujourd’hui Twitch en France (d’après leurs propres chiffres), ce sont 7,5 millions d’utilisateurs uniques mensuels et 1 Million d’utilisateurs uniques quotidiens.

Pour mettre ces informations en perspective, Facebook revendique 31 millions d’utilisateurs actifs mensuels et 24 millions d’utilisateurs actifs quotidiens. Instagram est autour des 17 millions d’utilisateur uniques mensuels, de même que Linkedin et Snapchat. TikTok en revanche aurait à priori moins de 5 millions d’utilisateurs uniques mensuels, donc un peu moins que Twitch.

Twitch pourrait donc être une bonne alternative à TikTok, surtout car son audience est très similaire : ados et jeunes adultes. A la différence près que l’audience de Twitch est très masculine alors que celle de TikTok légèrement dominée par les femmes et les jeunes femmes.

Twitch revendique aussi un très fort engagement. D’après leurs propres chiffres un utilisateur reste en moyenne 20 minutes par visite sur Twitch, contre 19 minutes sur YouTube, 6 sur Facebook et 1 sur SnapChat.

La publicité sur Twitch

Nous ne rentrerons pas dans les détails des formats publicitaires disponibles sur Twitch, mais vous pourrez les retrouver (en Anglais) sur cette page.

Faut-il annoncer sur Twitch ?

La réponse à cette question dépend tout d’abord bien sûr de vos objectifs, de votre cible, de vos messages et de votre audience.

Si vous êtes dans le gaming ou une activité très appréciée des gamers, alors il n’y a aucun doute, la plateforme Twitch est faite pour vous. Si vous ciblez principalement les jeunes hommes de 16 à 24 ans, alors il n’y a pas de doute non plus, n’attendez pas pour annoncer sur Twitch.

En revanche si vous êtes une marque plus généraliste, avec une plus large clientèle, il est peut être plus intéressant soit de patienter un peu, soit de travailler simplement avec certains influenceurs Twitch dont le sujet de broadcast et l’audience de viewers sont en affinités avec votre cible.

Comme TikTok, Twitch n’est pas pour l’instant une plateforme prioritaire pour la grande majorité des annonceurs, mais une plateforme à suivre car elle annonce les tendances à venir de la clientèle du futur.

Est-ce le bon moment pour faire de la publicité sur TikTok ?

Aujourd’hui tout le monde ne parle plus que de TikTok. Le réseau social chinois spécialisé dans les vidéos courtes et délirantes connaît une croissance fulgurante, notamment grâce à (ou à cause de) la crise actuelle du Covid-19.

TikTok revendique plus de 800 millions d’abonnés à travers le monde, dont une grande partie en Chine, et un nombre de téléchargement de l’App supérieur à ceux des autres réseaux sociaux.

Nous vous proposons ci-dessous pour commencer une petite sélection d’articles intéressants sur les mécanismes de la publicité sur TikTok. Attention certains articles sont en Anglais.

  • Comment faire de la pub sur TikTok (How to Advertise on TikTok), par Social Media Examiner. Un autre article en Anglais, pas aussi détaillé que le précédent mais rempli de bons conseils.

Notre Avis : Est-ce le moment pour faire de la publicité sur TikTok ?

Une fois que vous aurez lu tout ça, vous vous demanderez sans doute toujours : « Ok ça a l’air pas mal du tout, mais est-ce bien pour moi/nous ?« 

Voici donc notre humble et modeste avis sur la question :

Est-ce bien le moment pour faire de la publicité sur TikTok ?

Les « Pour »

  • TikTok est nouveau et donc moins « pollué » par la pub que les autres réseaux sociaux. Il y a définitivement une prime au précurseur.
  • Les formats vidéos se prêtent à des publicités très créatives, notamment pour les marques très visuelles (mode, beauté, accessoires, etc.).
  • Les influenceurs sont nombreux, de toutes tailles (d’audience) et pas encore aussi exigeants que sur Instagram ou YouTube.
  • C’est le réseau dont tout le monde parle, donc être dessus fera forcément parler de vous aussi.

Les « Contre »

  • TikTok communique très peu sur ses chiffres d’audience par pays, par sexe, par age, etc. Cela rend très difficile la définition des critères de ciblage. Ok ils ont plus de 800 millions d’utilisateurs uniques, mais combien en France ?
  • Les formats sont pour l’instant limités et la publicité sur TikTok est plus chère que la moyenne, avec un prix d’entrée minimum à 500 euros par campagne.
  • Pas d’accès direct à une plateforme comme Google Ads ou Facebook Business Manager. Il faut d’abord contacter TikTok pour pouvoir ouvrir un compte.
  • En terme de contenu, le meilleur côtoie le pire sur TikTok et la modération n’est pas encore très développée (imaginez une plateforme donc le contenu est principalement créé par et pour des ados…). Votre publicité peut apparaître entre deux vidéos de très mauvais goût, ce qui ne sera pas très bon pour votre image de marque.

En conclusion, si vous commercialisez un produit ou un service moderne, décalé, pour une clientèle jeune et décomplexée, il est sans doute intéressant de miser un peu sur cette nouvelle plateforme et voir quels sont les résultats.

En revanche si vous n’êtes pas sûr de l’intérêt de l’audience ou de la pertinence du contenu, il est clairement préférable d’attendre un peu pour voir comment TikTok évolue.

N’oubliez pas que TikTok a pour l’instant moins de 5 millions d’utilisateurs en France et qu’on peut facilement estimer que la moitié d’entre eux ont moins de 18 ans.

En d’autres termes ce n’est pas forcément une audience prioritaire.

TikTok est une plateforme intéressante et originale, à suivre, mais pour l’instant certainement pas indispensable pour la plupart des annonceurs.

Les chiffres de Snapchat en France en 2020

Fin 2019, Snapchat déclare être le deuxième réseau social en France, après Facebook (devant Messenger, Instagram et Whatsapp) avec 14 Millions de visiteurs uniques quotidiens.

Notez que la France est le troisième marché* le plus important dans le monde pour Snapchat, après les USA et l’Inde (et avant le Royaume Uni).
*Source WeAreSocial – Hootsuite.

La particularité de Snapchat c’est d’être très populaire auprès des jeunes collégiens et lycéens qui préfèrent, paraît-il, laisser Facebook à leurs aînés.

C’est en effet un réseau très fréquenté par les adolescents et les jeunes adultes. Snapchat est même le réseau social numéro 1 en France pour les 11-24 ans et le réseau social numéro 2 derrière Facebook pour les 25-34 ans.

Mais Snapchat ce ne sont pas que les ados. 86% des utilisateurs ont plus de 18 ans et 23% d’entre eux ont plus de 35 ans.

En moyenne ces utilisateurs passent 30 minutes par jour sur l’app, soit une vingtaine de sessions.

En comparaison des autres réseaux sociaux, Snapchat est clairement sur une audience beaucoup plus jeune mais qui a tendance à vieillir alors que d’autres réseaux comme TikTok ou Pinterest continuent de gagner des parts de marché chez les plus jeunes.

Snapchat revendique des utilisateurs uniques, qui n’utilisent pas forcément les autre plateformes plus populaires que sont Facebook ou Instagram.

En revanche Snapchat assure que son audience recouvre quasi-complétement l’audience de TikTok, la plateforme dont tout le monde parle en ce moment.

D’après l’image ci-dessus, 1,3 millions des 1,4 millions d’utilisateurs Français de TikTok sont aussi sur Snapchat.

Pour les annonceurs le message est clair :

  • Vous ne toucherez pas nos utilisateurs sur Facebook ou Instagram, alors venez annoncer chez nous.
  • Vous toucherez les utilisateur de TikTok via Snapchat, alors… venez annoncer chez nous !

Ces chiffres sont toutefois à mettre en perspective avec ceux annoncés par WeAreSocial / Hootsuite dans leur rapport digital trimestriel.

En effet d’après les informations disponibles sur ce document de WeAreSocial / Hootsuite, on arrive à une conclusion inverse :

  • 83% des Snapchatteurs sont aussi sur Facebook et 86% sont sur Instagram,
  • Seulement 55% des utilisateurs de TikTok sont aussi actifs sur Instagram.

Tous les chiffres mentionnés ici sont donc à prendre « avec une pincée de sel ». Reste qu’il est évident que pour une audience ados et jeunes adultes en France, Snapchat est une plateforme que les annonceurs doivent considérer.

Non, Facebook ne vend pas vos données personnelles. Google non plus.

Facebook, comme d’autres réseaux sociaux, est souvent accusé de collecter un maximum de données personnelles, de les affiner en fonction de la navigation des internautes, de leurs likes et de leurs commentaires, puis de les vendre à des annonceurs sans scrupules.

C’est faux.

Facebook collecte effectivement certaines données personnelles, en récupère d’autres et affine tout cela, mais la société de Mark Zuckerberg ne vend pas de données.

Vous n’y croyez pas ? C’est facile à vérifier. Contactez Facebook et essayez d’acheter une liste de noms, prénoms, adresses email, etc.

Vous n’y arriverez pas.

Facebook vend à ses annonceurs des emplacements et du ciblage. C’est très différent.

Un emplacement c’est un espace publicitaire. Facebook commercialise des espaces publicitaires comme le font les médias traditionnels, TV, radio, presse, magazines, etc.

Le ciblage, c’est la possibilité de cibler une audience particulière en fonction de critères spécifiques qui peuvent être une compilation de données personnelles.

Par exemple un annonceur peut demander à cibler des femmes de 30 à 40 ans qui habitent dans le sud de la France, ont des enfants et conduisent une voiture.

Facebook ne donnera pas les informations à l’annonceur mais s’engagera à cibler seulement les personnes correspondants à la requête de l’annonceur.

C’est la même chose pour Google, LinkedIn et les autres réseaux sociaux de rang équivalent.

Les données que possèdent Facebook ont une grande valeur, et au delà de l’aspect légal, Facebook n’a pas intérêt à les communiquer.

L’annonceur, quant à lui, n’en a pas besoin. Pour cibler son audience il n’a pas besoin de connaître le nom, l’age ou l’adresse exacte des internautes. Il récoltera ces informations plus tard parmi les personnes qui cliqueront sur ses publicités et s’identifieront volontairement sur son site, pour devenir membre ou pour passer une commande par exemple.

Les informations que vous communiquez à Facebook ne sont donc pas données, ni vendues. Elles sont utilisées pour vendre de la publicité et surtout du ciblage.

En revanche il arrive qu’une application tierce autorisée par Facebook (un jeu par exemple, ou une application photo) vous demande l’accès à vos informations personnelles et les siphonne, sans l’accord de Facebook, puis les partage, les revende ou les utilise de façon frauduleuse.

C’est ce qui s’est passé par exemple lors du scandale Cambridge Analytica. La société a collecté illégalement les données personnelles des utilisateurs. Elle n’a pas revendu, ni partagé les données, mais les a utilisées pour influencer les votes des électeurs lors de certaines élections aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Ce qui est tout aussi illégal.

Malgré le fait que Facebook ne revende pas vos données personnelles, il est conseillé de ne partager qu’un minimum d’informations avec le réseau social. Celles qui sont absolument nécessaires à l’ouverture de votre compte, par exemple.

Sur Internet et les réseaux sociaux il est recommandé de rester discret, car :

1- Une fuite ou un piratage des données sont toujours possibles.

2- Vos données ont de la valeur (valeur commerciale). Ne les donnez qu’en contrepartie d’un service qui lui aussi a de la valeur (une adresse email gratuite par exemple) ou pour faciliter une transaction (pour se faire livrer une commande par exemple, plutôt que d’aller chercher les produits en magasin).

Rappelez-vous qu’à partir du moment ou une données (information, image, vidéo, etc.) est publiée, sa confidentialité, et donc votre vie privée, sont menacées.

Pinterest atteint les 335 millions d’utilisateurs actifs

Doucement mais sûrement Pinterest continue sa croissance et atteint aux quatrième trimestre 2019 les 335 millions d’utilisateurs actifs.

Cette croissance est surtout portée par l’international, notamment l’Europe de l’ouest où Pinterest est très populaire (Allemagne, France, Royaume Uni).

Pour la première fois, le réseau social basé sur le partage de photos dépasse aussi le milliard de dollars de chiffre d’affaires sur l’année fiscale 2019.

Financièrement, ce sont clairement les Etats-Unis qui représentent l’essentiel des revenus. En effet, Pinterest réalise toujours près de 90% de son chiffre d’affaires dans son pays d’origine.

Le challenge aujourd’hui pour Pinterest est donc de monétiser son audience internationale en augmentant le ‘revenu moyen par utilisateur’ (ARPU – Average Revenue Per User).