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Snapchat, l’exception Française !

Pourquoi la France est-elle le 3e pays pour Snapchat (en terme d’utilisateurs actifs mensuels) ?

Le nouveau rapport Digital in 2021 de WeAreSocial et HootSuite vient de sortir et la France confirme sa 3e position en terme d’utilisateurs actifs mensuels de l’application américaine de messagerie instantanée Snapchat.

Avec 24,5 millions d’utilisateurs, ce sont plus d’un Français sur 3 qui utilisent régulièrement l’app.

C’est un chiffre énorme. Mais la surprise est surtout dans le fait que la France soit toujours dans le top 3 mondial, après le pays d’origine, les Etats-Unis, et l’un des plus grands pays du monde, l’Inde.

La France se place par exemple avant le Royaume Uni ou l’Allemagne, mais aussi avant de nombreux autres pays bien plus peuplés ou plus enclins à utiliser les réseaux sociaux (on pense notamment à l’Asie).

Alors pourquoi ?

En tout honnêteté, c’est difficile à dire. Mais à mon avis, c’est principalement pour deux raisons :

Les deux raisons pour lesquels Snapchat cartonne en France :

  • 2) L’app Snapchat est très peu présente en Asie, ce qui enlève de nombreux concurrents potentiels à la 3e place du classement.

    En effet, comme on peut le voir sur le slide ci-dessus, parmi les pays d’Asie, seules les Philippines et l’Indonésie font partie du Top 20, et avec un nombre d’utilisateurs bien inférieur à ce que ces pays comptent comme utilisateurs d’autres réseaux sociaux tels que Facebook ou WhatsApp.

    C’est très différent du Top 20 de Facebook par exemple (voir ci-dessous), dans lequel on va retrouver l’Inde, les Philippine et l’Indonésie bien sûr, mais aussi le Vietnam, la Thaïlande, le Bangladesh, le Pakistan et la Malaisie (et aussi quelques pays d’Amérique Latine qui ne figurent pas non plus dans le classement Snapchat).
Snapchat est peu utilisée en Asie

Prenons l’exemple de l’Indonésie, un pays de 270 millions d’habitants :
140 millions d’entre eux sont des utilisateurs actifs mensuels de Facebook contre 7,25 millions d’utilisateurs actifs mensuels de Snapchat. Autant dire que Snapchat est loin de rivaliser (malheureusement le rapport ne fournit pas le détail de WhatsApp par pays, mais l’Indonésie fait partie des pays dans lesquels l’app est très populaire. Au détriment des autres apps, dont Snapchat.).

Et ceci est vrai dans de nombreux pays d’Asie : Snapchat est peu ou pas utilisée. On lui préfère en général WhatsApp, Facebook Messenger ou un acteur local (Line, Kakao Talk, WeChat, etc.).

Conclusion

Moins de pays en compétition + on joue presque à domicile (avec un fondateur francophile) = La France est sur le podium !
La France est le 3e marché pour Snapchat (Et pourtant en France tout le monde ne parle plus que de Signal 🙂 ).

A moins que vous n’ayez une autre explication ?

WhatsApp ou Signal ? La gratuité n’est pas un modèle économique

A l’heure où beaucoup s’insurgent de la décision de WhatsApp d’échanger les données de ses utilisateurs avec sa maison mère, Facebook, et nous invitent à immédiatement quitter WhatsApp pour rejoindre Signal, une application concurrente, mais soi-disant sans velléité commerciale, sans arrière-pensée, j’aimerais rappeler une évidence :

La gratuité n’est pas un modèle économique.

Depuis des années (11 ans, bientôt 12), WhatsApp fournit un service de messagerie d’excellente qualité pour un prix littéralement ridicule : Rien. Zéro. Nada.

Nous sommes aujourd’hui deux milliards d’individus sur la planète à utiliser régulièrement WhatsApp pour échanger avec nos amis et collègues, partager des photos, créer des groupes de discussion, etc.

N’est-ce donc pas normal, à un moment ou à un autre, que l’entreprise souhaite rentabiliser ses investissements et son activité ?

A mon avis, si. Et comment le faire plus simplement et de manière moins “indolore” pour les utilisateurs qu’en monétisant les données personnelles à sa disposition ?

La vraie question à se poser est donc plutôt celle-ci (en fait il y en a 2) :

  • Le “prix à payer” pour continuer à utiliser WhatsApp est-il trop élevé ?
  • Quel est le modèle de Signal ? Est-ce vraiment un modèle différent ? Ou est-ce juste un futur WhatsApp qui tôt ou tard évoluera de la même façon (ou pire) ? (Et dans ce cas est-ce vraiment utile de se donner tant de mal ?).

Le “prix à payer” pour continuer à utiliser WhatsApp

WhatsApp est une application de messagerie instantanée gratuite et (jusqu’à présent) sans publicité, crée en 2009 par Jan Koum et Brian Acton, et rachetée en Février 2014 par Facebook pour 19 Milliards de dollars.

Jusqu’à très récemment, pour respecter la volonté des deux co-fondateurs de WhatsApp, l’équipe de Facebook n’avait pas cherché à monétiser l’application et se contentait d’analyser les données de trafic.

Aujourd’hui, alors que les deux co-fondateurs ont quitté définitivement le groupe Facebook, la monétisation s’organise. Et notamment dans le cadre d’un partage de données d’une plateforme vers l’autre, et c’est ce qui fait réagir tout le monde (une autre solution serait de faire payer un abonnement aux utilisateurs, mais on sait par expérience que cette solution ne marche pas dans la mesure ou d’autres apps sont gratuites. Les gens préféreront changer d’app plutôt que de payer un abonnement).

Le “prix à payer” ce sont donc vos données personnelles à partager.

Mais de quelles données parle-t-on ? D’après cet article du Monde, il s’agit principalement de données telles que le pseudo, le numéro de téléphone, les adresses IP ainsi que les informations relatives aux appareils des utilisateurs.

Rien donc de très sensible, ni de rédhibitoire. Vous partagez sûrement plus de données personnelles tous les jours en vous inscrivant à un service en ligne (ou une app) ou en participant à un jeu concours.

Et ce sont au minimum les données que collectera n’importe quelle app de messagerie instantanée, aussi gratuite soit-elle.

A mon avis, les nouvelles règles de WhatsAppmoins contraignantes d’ailleurs en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Royaume Uni, ne justifient pas toutes ces réactions hostiles.

Mais bien sûr c’est à vous de décider si cela vous convient ou pas, et si vous préférez partager moins de données avec une autre app (ça sera difficile) ou simplement ne pas partager vos données avec la redoutée Facebook Inc.

Dans le cas où vous souhaiteriez changer d’app, certains vous propose donc Signal. Mais…

Quel est le modèle économique de Signal ?

Rien n’est gratuit en ce bas monde.

Pensez-y : Quel service utilisez-vous qui soit 100% gratuit ? Votre compte Facebook ou LinkedIn ? Payé par la publicité. Votre place de parking en centre ville ? Payée par la collectivité. L’école de vos enfants ? Payée par les impôts. Le match de foot à la télé ? Payé par la publicité, les sponsors et les tickets. Etc.

Tout a un coût et doit donc être financé. Si vous ne payez pas directement, c’est que quelqu’un d’autre le fait pour vous.

Et comme on dit lorsqu’on ne sait pas d’où vient le financement d’un service : “si c’est gratuit, c’est que VOUS êtes le produit”.

Si Signal ne gagne pas d’argent grâce à vous et à vos données, alors comment Signal gagne de l’argent ?

Pour répondre à cette question, et pour faire simple, considérons qu’il y a en gros 3 types d’entreprises :

  • Les entreprises privées : financées au départ par des fonds propres, des investisseurs ou des banquiers, elles ont pour vocation de gagner de l’argent à plus ou moins long terme, avec des clients, des abonnés, des inscrits, des sponsors, de la publicité, etc. pour pouvoir continuer leur mission.
    Leur objectif est donc de gagner suffisamment d’argent pour être profitable et ne plus dépendre de leurs ressources financières initiales (fonds propres, investisseurs, etc.) qui, de toutes façons, ne dureront pas. Une entreprise qui n’arrive pas à être rentable après avoir épuisé toutes ses sources de financement externes est vouée à l’échec. Au dépôt de bilan.
  • Les entreprises publiques : financées par les impôts (ou d’autres sources similaires), elle n’ont pas pour vocation de gagner de l’argent mais de respecter un certain budget. C’est à dire de ne pas trop coûter d’argent non plus.
    Souvent pour réduire leur besoin de financement elles ne seront pas totalement gratuites, comme la SNCF ou la RATP par exemple. Elle ne peuvent techniquement pas “échouer” mais leur dépendance à un budget explique parfois leur état de délabrement. On pense par exemple aux établissements publics de santé (“hôpitaux publics”) qui sont moins chers mais souvent moins “accueillants” aussi que les hôpitaux privés financés par de l’argent privé. Tout simplement car le budget qui leur est alloué ne permet pas de combler l’ensembles des dépenses qu’ils ont à financer.
  • Les entreprises caritatives (“humanitaires”) qui sont financées par les dons des entreprises et des particuliers. Ces entreprises n’ont pas pour vocation d’être rentable. En contrepartie, elles sont seulement aussi actives que leurs ressources le leur permettent, c’est à dire qu’elle dépendent complétement de ces ressources. Elles offrent en général une gratuité totale mais pour un service limité et pas toujours durable (si les donations se réduisent, l’activité se réduit aussi).
    On pense bien sûr à UNICEF, la Croix-Rouge ou les Restos du Coeur, mais on peut aussi évoquer le site web Wikipédia, qui fonctionne sur le même modèle : Gratuité totale, pas de publicité, appel aux dons, recours au volontariat.

Signal n’est pas une entreprise publique. C’est donc soit une entreprise privée, soit une entreprise caritative.

L’application Signal étant développée par une entreprise soutenue par une fondation à but non lucratif, on peut supposer qu’il s’agit d’une entreprise caritative. Mais dans ce cas là, quelles sont les perspectives de financement à long terme ? Qui donnera de l’argent à Signal ? Et avec quelle contrepartie ?

Si la question n’a pas trop d’importance pour un site comme Wikipedia, car il ne recueille pas de données personnelles, à part sans doute quelques données de navigation, elle en a clairement beaucoup plus pour Signal.

Car en rejoignant Signal vous vous apprêtez à échanger des données personnelles avec une société dont le fonctionnement, les bénéficiaires et les outils de financement ne sont pas clairement définis, ou en tous cas pas clairement établis pour le commun des mortels.

Et si l’on ajoute à cela le fait que la Fondation Signal a été co-fondée par le co-fondateur de WhatsApp, Brian Acton, qui, après avoir prêché pendant quelques années le modèle gratuit sans pub, a fini par revendre son app à Facebook, le leader mondial de la publicité sur les réseaux sociaux, on peut franchement se poser des questions.

Quelle est la mission de Signal, combien de temps pourront-ils exercer leur activité et seront-ils capables de gérer un arrivage massif d’utilisateurs en provenance de WhatsApp ? Comment vont-ils utiliser nos données personnelles, seront-ils capables de les sécuriser et y a-t-il un risque à les leur confier ?

Voici à mon sens la réflexion à avoir avant de “quitter WhatsApp pour rejoindre Signal”.

On pourrait reformuler cela de manière encore plus simple :

  • Ai-je beaucoup à perdre à rester chez WhatsApp ?
  • Ai-je beaucoup à gagner à partir chez Signal ?

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Comment créer un profil LinkedIn en plusieurs langues ?

Français ou Anglais ? Quelle langue choisir pour votre profil LinkedIn ?

Si vous avez une expérience plutôt internationale, ou si vous êtes intéressé(e) par une carrière internationale, le choix de la langue de votre profil LinkedIn pouvait jusqu’à présent s’avérer difficile.

Plus maintenant !

En effet, il est désormais possible de créer votre profil LinkedIn en plusieurs langues. Si votre profil est en Français, vous pouvez ajouter un profil en Anglais et traduire vos titres et vos expériences.

A l’inverse, si votre profil principal est déjà en Anglais, vous pouvez créer un profil en Français pour votre audience Française.

Comment procéder ?

Cliquez en haut à droite sur votre photo miniature et le mot « Vous » (« Me » si vous êtes en version Anglaise), puis cliquez sur « Voir le profil ».

Votre page profil s’affiche. En haut à droite, vous voyez s’afficher le texte « Ajoutez un profil dans une autre langue ».

Cliquez sur le texte. Choisissez votre langue. Puis commencez à traduire chaque partie de votre profil LinkedIn dans la nouvelle langue sélectionnée.

Et voilà ! Dorénavant vous aurez la possibilité de mettre à jour l’un ou l’autre de vos profils en choisissant l’icône de la langue en haut à droite.

Vos visiteurs auront aussi la possibilité de visualiser votre profil dans les 2 langues disponible en cliquant de la même manière sur la langue souhaitée.

Comprendre la solution proposée par Google et Apple pour lutter contre le Covid-19.

En France, l’annonce des deux géants de la Tech de collaborer pour apporter une solution technologique pour lutter contre la propagation du Covid-19 fait grincer des dents.

Quoi ? Ce sont encore les GAFA (ou la moitié d’entre eux) qui vont récupérer nos données personnelles en coupant l’herbe sous le pied de nos gouvernants qui tergiversent encore pour savoir si oui ou non le lancement d’une application de traçage de nos concitoyens est compatible avec les valeurs de notre belle république et avec les restrictions imposées par la réglementation européenne RGPD.

Scandale !

Or si on creuse un peu, il n’en est rien. 

Pas une App mais une technologie !

Google et Apple ne proposent ni de développer une app, ni de collecter nos données, mais de mettre en commun leurs technologies pour permettre un traçage commun de nos déplacement sous iOS ou sous Android. 

Leur solution s’appelle le traçage de contact (‘Contact tracing’ en anglais) et repose sur la fonction bluetooth de nos smartphones.  En voici une illustration ci-dessous. 

Cette solution permettra ensuite aux différents Etats de créer leur propre app et d’utiliser cette technologie pour qu’indépendamment du smartphone et du système d’exploitation utilisé, on puisse effectuer un traçage de contact efficace des personnes qui se portent volontaires. 

Une démarche volontaire

Pour l’individu lambda, il s’agira donc une démarche volontaire qui lui demandera : 
– de télécharger l’app de son pays de résidence,
– de l’activer,
– d’activer la fonction bluetooth de son téléphone,
– de communiquer sur l’évolution de son état de santé (au cas où il ou elle attraperait le Covid-19).

Comme vous pouvez le constater, le vrai problème de cette solution n’est donc pas la collecte de données personnelles, mais plutôt le nombre d’actions à accomplir individuellement pour que le système fonctionne. 
Il sera donc vraisemblablement très difficile dans ces conditions d’arriver à ce qu’une majorité de nos concitoyens complètent l’ensemble des étapes nécessaires à la réussite du programme. 

Cela dit le problème sera le même si notre gouvernement ignore la proposition de Google et Apple (les GA de GAFA) et se contente de développer 2 applications séparées pour les 2 systèmes d’exploitation (iOS et Android). 

Pire, si la compatibilité n’est pas parfaite, cela peut engendrer des pertes d’information et donc un échec total du programme. 

Affaire à suivre…

Les leçons de Growth Hacking de l’affaire « Benjamin Griveaux ».

Contrairement à ce que disent beaucoup de politiques et de médias (qui visiblement ne comprennent pas plus la vie numérique qu’il ne comprennent la vie réelle), l’affaire Benjamin Griveaux n’est pas un problème lié au réseaux sociaux, ni à l’anonymat.

Cette affaire est basée sur la vidéo, le sexe et le marketing viral qui existaient bien avant les réseaux sociaux.

En revanche il est vrai que les réseaux sociaux, notamment Twitter, ont clairement facilité la diffusion des informations volées puis publiées.

L’artiste Russe à l’origine de cette affaire a su les utiliser pour mener une action rapide, efficace et à budget très limité.

En marketing digital, on appelle ça du Growth Hacking, et en la matière, il y a des choses à retenir.

Le Growth Hacking c’est l’art et la manière de mener des opérations de promotion (d’une marque, d’une solution, etc.) ou d’acquisition (de clients, de membres, etc.) rapides, performantes et peu chères. Souvent un peu à la limite de la morale aussi (mais pas de la légalité). La viralité est un élément important, car elle permet de mener des actions rapides et souvent éphémères, justement à cause de leur caractère « un peu limite ».

Or la viralité ne se contrôle pas. On ne peut pas décider à l’avance de ce qui sera partagé massivement et de ce qui ne le sera pas. En revanche on peut choisir des éléments qui facilitent cette viralité : le sexe, la notoriété… et Twitter.

En effet, le choix de Twitter n’est pas anodin.

Twitter, c’est la plateforme des artistes, des politiciens, des scandales et des journalistes. Donc si vous êtes un artiste qui souhaite créer un scandale politique relayé par des journalistes, c’est la plateforme idéale !

C’est la première leçon de cette affaire : pour mener des opérations de Growth Hacking efficaces il est important de bien connaître son offre, sa cible, son message et donc ses canaux de diffusion (qui dépendent en général de l’offre, de la cible et du message).

Soyons clair avant de continuer : La démarche de notre artiste Russe est immorale et illégale. Il n’est donc pas question de la recommander ici. En revanche on a le droit d’en tirer quelques leçons de marketing.

Connaître son offre et sa cible permet de définir une audience précise. Ici l’audience première était : les journalistes. On définit ensuite le message et le canal : le message c’est une (ou plusieurs) vidéo(s) et le canal c’est Twitter, le réseau instantané suivi par tous les journalistes.

Mais reprenons étape par étape :

  1. Création de contenu : User Generated Content (UGC)

Arrangez vous pour créer une offre alléchante et faire en sorte que le contenu dont vous avez besoin soit créé par les utilisateurs eux-mêmes : User Generated Content (Contenu généré par les utilisateurs). C’est le meilleur contenu car il est directement fait par ceux qui en sont la cible. Aucune erreur de message n’est alors possible.

  1. Centralisation et publication du contenu

Créez un site web à peu de frais et postez-y le contenu dont vous disposez. Ainsi vous pourrez le partager facilement à l’aide d’une URL. Avantage : vous n’engagez pas votre propre présence sur les réseaux sociaux. Inconvénient : il est facile de repérer le site web en question et de le faire supprimer par l’hébergeur. C’est parfois beaucoup plus difficile de convaincre les modérateurs des réseaux sociaux du caractère inapproprié d’une publication qu’on souhaite faire effacer.

  1. Distribution du contenu : misez sur des influenceurs

Pour partager rapidement votre contenu, contactez des influenceurs. Dans le cas qui nous préoccupe, notre artiste Russe a eu la bonne idée de contacter un entrepreneur people, un gilet jaune célèbre et un député en mal de provocations. Trois personnalités très différentes avec des audiences très variées mais qui permettent de toucher à peu près tous les partis politiques, ainsi que des journalistes de tout bord.

Ensuite les journalistes s’emparent de l’affaire et les politiques la commentent. Bingo !

Pour ne pas avoir à payer vos influenceurs, proposez leur du contenu qui les valorisent : en l’occurrence exclusivité, provocation, scandale, etc. En diffusant votre contenu ils affinent leur image et développent leur audience. Ca vaut tout l’or du monde !

  1. Relier le contenu viral partagé à votre marque et à votre offre.

Lorsque la viralité est avérée et le contenu bien partagé, assurez-vous d’être identifié comme l’auteur de ce partage pour pouvoir valoriser votre marque et placer votre offre.

Une fois la surprise passée, les internautes doivent en effet pouvoir faire le lien avec vous, comprendre le sens de votre démarche et adhérer à votre proposition. C’est la clé d’une campagne de Growth Hacking performante.

Et c’est peut-être sur ce dernier point que notre artiste Russe a le moins réussi. Si l’audience ne comprend pas la finalité de votre stratégie, le sens de vos actions, le « à qui profite le crime » de votre forfait, alors elle risque d’avoir une réaction très négative. Et là tout est foutu…

Mais si votre stratégie a du sens, est originale, astucieuse, positive et innovante, alors le public sera conquis.

Pour en savoir plus sur le Growth Hacking et les stratégies d’acquisition, assistez à nos formations au marketing digital !

Note : Cet article est bien sûr humoristique. Encore une fois, ce qu’a fait cet artiste Russe est immoral et illégal. C’est pas bien. Ne faites pas ça chez vous.

Note 2 : Ce qu’a fait Benjamin Griveaux, à l’heure des réseaux sociaux, du revenge porn et de la surveillance généralisée, n’est pas très malin. Ne faites pas ça chez vous non plus.