Archives de l’auteur : Bart

Bonjour, moi c'est Bart ! Je suis un entrepreneur passionné par le marketing digital et l'innovation technologique. Formateur et consultant chez Bordeaux Digital, je propose des services de consulting en stratégie digitale et de formation en marketing digital et réseaux sociaux. Contactez-moi via la page contact de ce site pour en savoir plus !

Non, Facebook ne vend pas vos données personnelles. Google non plus.

Facebook, comme d’autres réseaux sociaux, est souvent accusé de collecter un maximum de données personnelles, de les affiner en fonction de la navigation des internautes, de leurs likes et de leurs commentaires, puis de les vendre à des annonceurs sans scrupules.

C’est faux.

Facebook collecte effectivement certaines données personnelles, en récupère d’autres et affine tout cela, mais la société de Mark Zuckerberg ne vend pas de données.

Vous n’y croyez pas ? C’est facile à vérifier. Contactez Facebook et essayez d’acheter une liste de noms, prénoms, adresses email, etc.

Vous n’y arriverez pas.

Facebook vend à ses annonceurs des emplacements et du ciblage. C’est très différent.

Un emplacement c’est un espace publicitaire. Facebook commercialise des espaces publicitaires comme le font les médias traditionnels, TV, radio, presse, magazines, etc.

Le ciblage, c’est la possibilité de cibler une audience particulière en fonction de critères spécifiques qui peuvent être une compilation de données personnelles.

Par exemple un annonceur peut demander à cibler des femmes de 30 à 40 ans qui habitent dans le sud de la France, ont des enfants et conduisent une voiture.

Facebook ne donnera pas les informations à l’annonceur mais s’engagera à cibler seulement les personnes correspondants à la requête de l’annonceur.

C’est la même chose pour Google, LinkedIn et les autres réseaux sociaux de rang équivalent.

Les données que possèdent Facebook ont une grande valeur, et au delà de l’aspect légal, Facebook n’a pas intérêt à les communiquer.

L’annonceur, quant à lui, n’en a pas besoin. Pour cibler son audience il n’a pas besoin de connaître le nom, l’age ou l’adresse exacte des internautes. Il récoltera ces informations plus tard parmi les personnes qui cliqueront sur ses publicités et s’identifieront volontairement sur son site, pour devenir membre ou pour passer une commande par exemple.

Les informations que vous communiquez à Facebook ne sont donc pas données, ni vendues. Elles sont utilisées pour vendre de la publicité et surtout du ciblage.

En revanche il arrive qu’une application tierce autorisée par Facebook (un jeu par exemple, ou une application photo) vous demande l’accès à vos informations personnelles et les siphonne, sans l’accord de Facebook, puis les partage, les revende ou les utilise de façon frauduleuse.

C’est ce qui s’est passé par exemple lors du scandale Cambridge Analytica. La société a collecté illégalement les données personnelles des utilisateurs. Elle n’a pas revendu, ni partagé les données, mais les a utilisées pour influencer les votes des électeurs lors de certaines élections aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Ce qui est tout aussi illégal.

Malgré le fait que Facebook ne revende pas vos données personnelles, il est conseillé de ne partager qu’un minimum d’informations avec le réseau social. Celles qui sont absolument nécessaires à l’ouverture de votre compte, par exemple.

Sur Internet et les réseaux sociaux il est recommandé de rester discret, car :

1- Une fuite ou un piratage des données sont toujours possibles.

2- Vos données ont de la valeur (valeur commerciale). Ne les donnez qu’en contrepartie d’un service qui lui aussi a de la valeur (une adresse email gratuite par exemple) ou pour faciliter une transaction (pour se faire livrer une commande par exemple, plutôt que d’aller chercher les produits en magasin).

Rappelez-vous qu’à partir du moment ou une données (information, image, vidéo, etc.) est publiée, sa confidentialité, et donc votre vie privée, sont menacées.

Les leçons de Growth Hacking de l’affaire « Benjamin Griveaux ».

Contrairement à ce que disent beaucoup de politiques et de médias (qui visiblement ne comprennent pas plus la vie numérique qu’il ne comprennent la vie réelle), l’affaire Benjamin Griveaux n’est pas un problème lié au réseaux sociaux, ni à l’anonymat.

Cette affaire est basée sur la vidéo, le sexe et le marketing viral qui existaient bien avant les réseaux sociaux.

En revanche il est vrai que les réseaux sociaux, notamment Twitter, ont clairement facilité la diffusion des informations volées puis publiées.

L’artiste Russe à l’origine de cette affaire a su les utiliser pour mener une action rapide, efficace et à budget très limité.

En marketing digital, on appelle ça du Growth Hacking, et en la matière, il y a des choses à retenir.

Le Growth Hacking c’est l’art et la manière de mener des opérations de promotion (d’une marque, d’une solution, etc.) ou d’acquisition (de clients, de membres, etc.) rapides, performantes et peu chères. Souvent un peu à la limite de la morale aussi (mais pas de la légalité). La viralité est un élément important, car elle permet de mener des actions rapides et souvent éphémères, justement à cause de leur caractère « un peu limite ».

Or la viralité ne se contrôle pas. On ne peut pas décider à l’avance de ce qui sera partagé massivement et de ce qui ne le sera pas. En revanche on peut choisir des éléments qui facilitent cette viralité : le sexe, la notoriété… et Twitter.

En effet, le choix de Twitter n’est pas anodin.

Twitter, c’est la plateforme des artistes, des politiciens, des scandales et des journalistes. Donc si vous êtes un artiste qui souhaite créer un scandale politique relayé par des journalistes, c’est la plateforme idéale !

C’est la première leçon de cette affaire : pour mener des opérations de Growth Hacking efficaces il est important de bien connaître son offre, sa cible, son message et donc ses canaux de diffusion (qui dépendent en général de l’offre, de la cible et du message).

Soyons clair avant de continuer : La démarche de notre artiste Russe est immorale et illégale. Il n’est donc pas question de la recommander ici. En revanche on a le droit d’en tirer quelques leçons de marketing.

Connaître son offre et sa cible permet de définir une audience précise. Ici l’audience première était : les journalistes. On définit ensuite le message et le canal : le message c’est une (ou plusieurs) vidéo(s) et le canal c’est Twitter, le réseau instantané suivi par tous les journalistes.

Mais reprenons étape par étape :

  1. Création de contenu : User Generated Content (UGC)

Arrangez vous pour créer une offre alléchante et faire en sorte que le contenu dont vous avez besoin soit créé par les utilisateurs eux-mêmes : User Generated Content (Contenu généré par les utilisateurs). C’est le meilleur contenu car il est directement fait par ceux qui en sont la cible. Aucune erreur de message n’est alors possible.

  1. Centralisation et publication du contenu

Créez un site web à peu de frais et postez-y le contenu dont vous disposez. Ainsi vous pourrez le partager facilement à l’aide d’une URL. Avantage : vous n’engagez pas votre propre présence sur les réseaux sociaux. Inconvénient : il est facile de repérer le site web en question et de le faire supprimer par l’hébergeur. C’est parfois beaucoup plus difficile de convaincre les modérateurs des réseaux sociaux du caractère inapproprié d’une publication qu’on souhaite faire effacer.

  1. Distribution du contenu : misez sur des influenceurs

Pour partager rapidement votre contenu, contactez des influenceurs. Dans le cas qui nous préoccupe, notre artiste Russe a eu la bonne idée de contacter un entrepreneur people, un gilet jaune célèbre et un député en mal de provocations. Trois personnalités très différentes avec des audiences très variées mais qui permettent de toucher à peu près tous les partis politiques, ainsi que des journalistes de tout bord.

Ensuite les journalistes s’emparent de l’affaire et les politiques la commentent. Bingo !

Pour ne pas avoir à payer vos influenceurs, proposez leur du contenu qui les valorisent : en l’occurrence exclusivité, provocation, scandale, etc. En diffusant votre contenu ils affinent leur image et développent leur audience. Ca vaut tout l’or du monde !

  1. Relier le contenu viral partagé à votre marque et à votre offre.

Lorsque la viralité est avérée et le contenu bien partagé, assurez-vous d’être identifié comme l’auteur de ce partage pour pouvoir valoriser votre marque et placer votre offre.

Une fois la surprise passée, les internautes doivent en effet pouvoir faire le lien avec vous, comprendre le sens de votre démarche et adhérer à votre proposition. C’est la clé d’une campagne de Growth Hacking performante.

Et c’est peut-être sur ce dernier point que notre artiste Russe a le moins réussi. Si l’audience ne comprend pas la finalité de votre stratégie, le sens de vos actions, le « à qui profite le crime » de votre forfait, alors elle risque d’avoir une réaction très négative. Et là tout est foutu…

Mais si votre stratégie a du sens, est originale, astucieuse, positive et innovante, alors le public sera conquis.

Pour en savoir plus sur le Growth Hacking et les stratégies d’acquisition, assistez à nos formations au marketing digital !

Note : Cet article est bien sûr humoristique. Encore une fois, ce qu’a fait cet artiste Russe est immoral et illégal. C’est pas bien. Ne faites pas ça chez vous.

Note 2 : Ce qu’a fait Benjamin Griveaux, à l’heure des réseaux sociaux, du revenge porn et de la surveillance généralisée, n’est pas très malin. Ne faites pas ça chez vous non plus.

C’est quoi les données personnelles ?

Données personnelles, protection des données personnelles, politique de confidentialité, vie privée… Voilà des termes et expressions dont tout le monde parle, notamment bien sûr à propos d’Internet et des réseaux sociaux.

Mais au fait ? C’est quoi les données personnelles ?

La CNIL définit une donnée à caractère personnel (DCP) ou donnée personnelle comme étant toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou indirectement.

Une information ça peut être le nom, l’adresse email, le numéro de téléphone, mais aussi des données moins précises mais qui croisées entre elles peuvent amener à permettre une identification.

Ainsi par exemple donner un prénom et une adresse postale, ou une adresse postale et une plaque d’immatriculation, peut permettre d’identifier une personne de manière indirecte. Ces données sont donc aussi des données personnelles.

Voici quelques exemples de données personnelles courantes :

  • Nom,
  • Prénom,
  • Photo de visage,
  • Lieu de naissance,
  • Adresse email,
  • Adresse postale,
  • Pseudonyme,
  • Numéro de téléphone,
  • Adresse IP,
  • Groupe sanguin,
  • Numéro de sécurité sociale,
  • Numéro de carte bancaire.

Les informations professionnelles des particuliers sont aussi considérées comme des données personnelles (email professionnel, numéro de téléphone professionnel, etc).

En revanche les informations relatives aux personnes morales (nom d’entreprise, adresse d’entreprise, numéro de téléphone de l’entreprise, adresse email professionnelle de l’entreprise, etc.) ne sont pas considérées comme des données personnelles.

Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) vise à protéger les données personnelles des ressortissants des pays membres de l’Union Européenne, y compris à l’extérieur de l’Union Européenne.

Le RGPD s’applique à toute entreprise ou organisation, n’importe où dans le monde, qui collecte et utilise des données personnelles de ressortissants de pays de l’Union Européenne.

Pinterest atteint les 335 millions d’utilisateurs actifs

Doucement mais sûrement Pinterest continue sa croissance et atteint aux quatrième trimestre 2019 les 335 millions d’utilisateurs actifs.

Cette croissance est surtout portée par l’international, notamment l’Europe de l’ouest où Pinterest est très populaire (Allemagne, France, Royaume Uni).

Pour la première fois, le réseau social basé sur le partage de photos dépasse aussi le milliard de dollars de chiffre d’affaires sur l’année fiscale 2019.

Financièrement, ce sont clairement les Etats-Unis qui représentent l’essentiel des revenus. En effet, Pinterest réalise toujours près de 90% de son chiffre d’affaires dans son pays d’origine.

Le challenge aujourd’hui pour Pinterest est donc de monétiser son audience internationale en augmentant le ‘revenu moyen par utilisateur’ (ARPU – Average Revenue Per User).

10 informations à retenir sur le digital et les réseaux sociaux en ce début 2020

Hootsuite et WeAreSocial ont publié la dernière version de leur rapport sur le digital qui analyse chaque année les chiffres et les évolutions du digital dans le monde.


Voici 10 informations à retenir de cette édition 2020 :


1) Toujours plus connectés

Nous sommes toujours de plus en plus nombreux, de plus en plus connectés et de plus en plus actifs sur les réseaux sociaux.

Le monde en 2020, ce sont :

  • 7,75 milliards d’individus (contre 7,67 en 2019),
  • 5,19 milliards d’utilisateurs de téléphones mobiles (67% de la planète, soit le même pourcentage que l’année dernière à la même époque),
  • 4,54 milliards d’internautes (59% de la population totale, contre 57% en 2019),
  • 3,80 milliards d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux (49% de la population totale, contre 42% en 2019).

2) Toujours plus de temps sur Internet et les réseaux sociaux

Nous passons plus de 6h par jour sur Internet et plus de 2h par jour sur les réseaux sociaux.

En moyenne, le temps passé chaque jour est de :

  • 6h43 sur Internet,
  • 2h24 sur les réseaux sociaux,
  • 3h18 à regarder la télévision,
  • 1h10 sur une console de jeux.

Tous ces chiffres sont en augmentation depuis l’année dernière.

Il est important de noter que les disparités sur le temps passé entre ces différentes activités peuvent être fortes en fonction des régions. Ces activités peuvent aussi être cumulées (Je regarde la télé en surfant sur internet ou en jouant à un jeu vidéo).


3) Internet et population : des disparités notoires

les différences de pénétration d’Internet et des réseaux sociaux entre les différentes régions sont encore très marquées.

L’Asie et l’Afrique sont les régions les plus peuplées mais aussi celles ou la pénétration d’Internet et des réseaux sociaux est la moins forte. Ce sont donc des marchés peu lucratifs à l’heure actuel mais avec un fort potentiel de croissance.

C’est tout le paradoxe de ces marchés : il faut y être présent et anticiper l’activité, tout en ne négligeant pas les marchés plus rentables (Amérique du Nord et Europe).


4) Temps passé par appareil : Le mobile règne sur l’accès à Internet

Progression du mobile, régression du PC, mort de la tablette.

En terme de temps passé sur Internet par appareil (device), le temps passé sur mobile continue à progresser au détriment du temps passé sur ordinateur, mais aussi du temps passé sur tablette. Le marché de la tablette est en effet définitivement mort et enterré.

Conséquence pour les marques : il faut adapter ses outils et sa communication au mobile, pour être sûr de se démarquer et de capter une audience de plus en plus sollicitée.


5) Navigateurs internet : Chrome et Safari représentent plus de 80% du marché

Progression très forte de Safari et de Samsung.

Chrome (PC, Android) et Apple (iPhone, Mac) confirment leur domination sur le marché des navigateurs Internet. Internet Explorer continue à perdre de la vitesse. A noter la forte progression de Samsung Internet (+18% sur un an), boosté par le succès des smartphones de la marque coréenne (il y est installé comme navigateur par défaut).

La domination de quelques navigateurs est un élément plutôt positif pour les marques : cela permet de pouvoir se concentrer sur les navigateurs les plus populaires en terme de design et d’ergonomie de site web ou d’application mobile.


6) Réseaux sociaux : Facebook continue sa croissance

Le leader des réseaux continue sa chevauchée en tête et distance ses concurrents.

Toujours numéro 1 des réseaux sociaux dans le monde (et de loin !) Facebook continue sa croissance. Il est important de noter qu’avec 178 millions d’utilisateurs en plus qu’au début de l’année 2019, Facebook progresse plus rapidement en valeur absolue que la plupart des autres réseaux sociaux, excepté TikTok.

L’audience de Facebook est unique au monde et cela ne se dément pas, malgré les scandales et les nouvelles réglementations.


7) Messageries instantanées : Messenger et WhatsApp continuent à dominer le monde

Le marché des messageries instantanées est relativement homogène : A part pour une poignée de pays, la bataille oppose en général Messenger et WhatsApp.

Facebook et WhatsApp continuent à dominer le monde de la messagerie instantanée et se partage la planète. Seuls quelques pays résistent encore et toujours, notamment la Chine avec WeChat et le Japon, la Thaïlande et Taiwan avec Line (en perte de vitesse en dehors du Japon).

A noter : WhatsApp et Messenger appartiennent à Facebook. C’est donc encore une fois Facebook qui domine le monde, comme aucun média dans l’histoire ne l’a jamais fait.


8) Snapchat résiste

Le réseau social indépendant continue à gagner des utilisateurs, notamment en France et au Royaume Uni.

Malgré la concurrence d’Instagram, Snapchat poursuit sa croissance, notamment en France et au Royaume Uni qui sont respectivement le troisième et le quatrième marché pour Snapchat (après les Etats-Unis et l’Inde). Snapchat est aujourd’hui plus gros que Twitter (382 millions d’utilisateurs en 2020 contre 340 pour la marque à l’oiseau).

A noter qu’à part en Inde, Snapchat est très peu présent en Asie, marché pourtant très dynamique pour les messageries instantanées.


9) YouTube passe la barre des 2 milliards d’utilisateurs

Preuve de l’importance du marché de la vidéo et de la position dominante de YouTube sur ce marché.

YouTube passe en 2020 la barre des 2 milliards d’utilisateurs et devient le second réseaux social au monde à avoir jamais passé ce cap historique (après Facebook bien sûr).

A noter : 1/3 de la population mondiale de plus de 13 ans se connecte au moins une fois par mois sur YouTube !


10) Publicité : les moteurs de recherches dominent mais les réseaux sociaux contre-attaquent !

Découverte de nouveaux produits : Les moteurs de recherche dominent, mais les réseaux sociaux progressent.

En 2020 ce sont toujours les moteurs de recherche qui sont le plus utilisés pour découvrir de nouveaux produits ou services. Mais les réseaux sociaux progressent.

Résultats : les dépenses publicitaires progressent plus vite sur les réseaux sociaux (+ 18% en un an) mais ne rattrapent pas les dépenses sur les moteurs de recherche (127.9 milliards : + 11% en un an). Les dépenses vidéos et display progressent moins rapidement mais sont loin d’être négligeables.

A noter : la télévision et le bouche-à-oreille continue à jouer un rôle important en publicité, se plaçant en terme d’efficacité entre les moteurs de recherche et la pub sur les réseaux sociaux.


Pour plus d’infos sur le Digital dans le monde en 2020 consultez le rapport HootSuite / WeAreSocial accessible ici.

Facebook atteint les 2,5 milliards d’utilisateurs, mais reste très dépendant du marché nord-américain

Facebook a publié ses résultats pour le quatrième trimestre 2019. Le réseau social continue de gagner des utilisateurs dans toutes les régions du monde. Le chiffre d’affaires est en augmentation lui aussi, mais les profits, affectés par les coûts annexes, ne suivent pas.

L’Asie mène la croissance en volume…

En terme de visiteurs uniques quotidiens (Daily Active Users ou DAU), Facebook passe à 1,657 milliards, en progressant dans toutes les régions, notamment en Asie Pacifique où la croissance est la plus forte (+34 millions d’utilisateurs par rapport au trimestre précédent).

Mais même aux Etats-Unis (marché hyper mature pour Facebook), ou en Europe (marché très affecté par le RGPD et les scandales liés à l’utilisation des données personnelles), les chiffres sont en hausse.

Source Facebook : Utilisateurs quotidiens (par trimestre)

En ce qui concerne les visiteurs uniques mensuels (Monthly Average Users ou MAU), c’est la même chose. Facebook progresse dans toutes les régions, avec des proportions similaires à celle observées pour les DAU (Asie en tête, USA et Canada en dernier).

Source Facebook : Utilisateurs mensuels (par trimestre)

Mais l’Amérique du Nord génère plus de la moitié du chiffres d’affaires

Si l’on s’intéresse au chiffre d’affaires en revanche, c’est l’inverse ! L’ Amérique du Nord est devant et l’Asie Pacifique loin derrière. Les disparités sont énormes. le chiffre d’affaires par utilisateur (Average Revenue Per user ou ARPU) est en moyenne de $8,52, dont $8,36 provenant de la publicité et $0,14 des autres sources de revenus. Mais d’une région à l’autre, l’ARPU varie considérablement.

Source Facebook : CA moyen par utilisateur (par trimestre)

En Amérique du Nord, le CA moyen par utilisateur est de $41,41. C’est trois fois plus qu’en Europe ($13,21) et plus de dix fois plus qu’en Asie Pacifique ($3,57).

Quand au reste du monde (Afrique, Amérique Latine, etc.), qui représente quand même un tiers des utilisateurs de Facebook dans le monde, l’ARPU y est en moyenne un peu inférieur à $2,50.

Tout l’enjeu pour Facebook sera donc à l’avenir d’augmenter le CA moyen, et donc le chiffre d’affaires, dans les régions les plus peuplées et où le réseau social connaît la plus forte croissance.

Car si le chiffre d’affaires sur la période atteint des sommets (21 milliards de dollars sur le dernier trimestre de 2019, un record historique), le bénéfice ne suit pas.

Source Facebook : Profit par trimestre

Les profits ne suivent pas

Les dépenses ont en effet sérieusement augmenté, notamment les coûts liés aux personnel (ressources humaines). En effet, pour continuer son effort visant à nettoyer la plateforme et à améliorer le contenu et la modération, Facebook a dû embaucher en masse.

A cela s’ajoutent les autres dépenses, les amendes ou impôts, les frais de justice, etc.

Objectif : Développer la rentabilité dans les régions les plus peuplées

Dans l’ensemble les chiffres de ce quatrième trimestre 2019 restent bons, car malgré les scandales et la concurrence (TikTok ?) la croissance est toujours soutenue.

Mais c’est le graphique ci-dessous qui est inquiétant. Facebook reste énormément dépendant d’un marché nord-américain où les résistances (sociales, politiques, générationnelles) se font sentir et où le risque de démantèlement se profile.

Source Facebook : CA par utilisateur, par région (par trimestre).

Pour continuer à développer ses ambitions, la société de Mark Zuckerberg devra donc absolument augmenter sa profitabilité en Europe et sur les marchés émergeants pour bénéficier complétement de son audience planétaire sans égal.

Le Digital en France en 2019

Le nouveau rapport Le Digital en 2019 publié par We Are Social et Hootsuite analyse pays par pays la situation de l’internet, du mobile, des réseaux sociaux et du e-commerce en 2019.

Dans cet article nous nous intéresserons tout particulièrement au rapport concernant la France (Le Digital en France en 2019), mais bien sûr en conservant à l’esprit les données globales ou régionales, à titre de comparaison.

Voici donc ce qu’il faut savoir sur le Digital en France en 2019 :



Démarrons cependant par une approche mondiale et deux chiffres :

57% de la population mondiale est sur Internet et 30% sur Facebook !


  • En 2019, nous sommes 7,67 milliards d’êtres humains, soit 84 millions de plus qu’en 2018.
  • 5,11 milliards d’entre nous, soit 67%, disposent d’un (ou plusieurs) téléphone(s) mobile(s). C’est une augmentation de 100 millions par rapport à 2018.
  • 4,38 milliards (57%) sont connectés à Internet, dont 3,48 milliards (45%) qui utilisent aussi les réseaux sociaux, sur ordinateur et/ou sur mobile. Là aussi les chiffres sont en net croissance.
  • Et enfin, comme nous le verrons tout-à-l’heure, plus de 2,2 milliards de personnes sont aussi inscrites sur Facebook, soit quasiment 30% de la population totale de la planète !

Internet par region

D’une région a l’autre, les chiffres de la pénétration d’Internet varient fortement. Plus de 90% des habitants d’Europe de l’Ouest et du Nord et de l’Amérique du Nord sont connectés, alors qu’en Asie les chiffres oscillent entre 49 et 63% et en Afrique entre 12 et 50%.

Au sein d’une même région les disparités peuvent être profondes. C’est le cas de l’Asie du Sud-Est ou le taux de pénétration varie de 80 % et plus dans certains pays (Singapour, Malaisie, Thailande) à 40% ou moins dans d’autres (Laos, Cambodge, Myanmar).


Pénétration régionale des réseaux sociaux

Il est intéressant aussi de constater que la pénétration des réseaux sociaux est très différente de celle d’Internet. L’Europe est clairement sous-représentée sur les réseaux sociaux (par rapport au taux de pénétration Internet) alors que l’Asie du Sud-Est et l’Asie de l’Est sont sur-représentées.

En clair la plupart des gens qui sont connectés à Internet en Asie du Sud-Est et de l’Est utilisent aussi les résaux sociaux, alors qu’en Europe le fait d’être un internaute ne signifie pas forcément que l’on est aussi un utilisateur des réseaux sociaux.


Audience des réseaux sociaux

Comme nous l’annoncions auparavant, Facebook compte aujourd’hui plus de 2,2 milliards d’utilisateurs réguliérs (qui utilisent le service au moins une fois par mois). En d’autres termes, près d’un être humain sur trois est un membre actif de Facebook !

C’est évidemment un chiffre extaordinaire, sans aucun précédent dans l’histoire des réseaux sociaux ou même des médias en général.

Chaque jour, 1,5 milliard d’individus se connectent sur Facebook. A titre de comparaison, l’audience televisuelle globale de la finale de la Coupe du Monde de Football de 2018 n’était que de 1,12 milliard de téléspectateurs.

Facebook rassemble chaque jours plus d’audience qu’une finale de Coupe du Monde de Football, l’un des événements les plus suivis dans le monde.

Derrière Facebook, on trouve YouTube avec 1,9 milliard d’utilisateurs actifs, puis à nouveau Facebook avec ses deux plateformes de messageries : Whatsapp et Messenger.

Si l’on fait abstraction du Chinois WeChat qui rassemble pourtant plus d’1 milliard d’utilisateurs (mais quasiment que sur la Chine), la cinquième position mondiale revient à… Facebook ! En effet il s’agit d’Instagram (propriété de Facebook depuis 2012) qui atteint un peu plus d’1 milliard d’utilisateurs.


FRANCE

Intéressons nous maintenant à la France :

  • Le nombre d’abonnements mobiles est à son maximum à quasiment 100%.
  • En revanche le nombre d’internautes continue à progresser et atteint désormais les 92% de la population totale.
  • 38 Millions de ces internautes (soit 58% de la population) sont actifs sur les réseaux sociaux, ce qui signifie aussi que plus de 25 Millons ne les fréquentent pas. D’ailleurs la part d’internautes présents sur les réseaux sociaux ne progresse pas cette année, les arrivées compensant sans doute les départs.
  • En revanche le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux sur mobile continue lui de progresser de 6,5% pour atteindre les 33 Millions.

L’ordinateur et le mobile n’ont pas tué la télé, loin de là. Celle-ci est devenue Smart (Smart TV = TV connectée) et 91% des Francais l’utilisent toujours (en moyenne 3 heures par jour), de plus en plus pour regarder YouTube, Netflix ou des films en streaming.


Ordinateur Vs Mobile

Avec seulement 72% d’internautes sur mobile (contre 92% sur ordinateurs), la France n’est bien sur pas Mobile First (= la majorité des connexions se font sur mobile) et encore moins Mobile Only (= la quasi-totalité des connexions se font sur mobile) comme peuvent l’être les pays émergents d’Asie ou d’Afrique.

Il faut noter cependant que la part d’internaute sur mobile, le temps passé sur l’internet mobile mais aussi le nombre d’activités effectuées sur mobiles sont en très nette croissance.


Trafic

En terme de trafic, Google, Facebook et YouTube dominent bien évidemment le classement hexagonal, suvi d’un peu plus loin par Amazon ou Yahoo.

On note cependant la particularité très Française de l’influence massive de l’opérateur téléphonique historique Orange qui se hisse à la cinquième place.

Autre particularité locale, le site de petites annonces Le Bon Coin est le seul site capable de rivaliser avec Amazon en terme d’audience e-commerce.


Palmarès des réseaux sociaux en France

En France le classement mondial des réseaux sociaux s’inverse et YouTube occupe la première place, dominant Facebook en terme d’utilisateurs actifs.

Cela dit, avec Facebook, Messenger, Instagram et Whatsapp, la maison Facebook occupe les 4 places suivantes du classement.

Notons la percée de Twitch (10% d’utilisateurs en France), qui n’était pas dans le classement l’année dernière et entre directement en onzième position, devant des réseaux pourtant très populaires comme Viadeo, Copains d’avant ou encore Badoo.

Il manque à ce classement la plateforme de vidéo Chinoise TikTok qui fait une percée dans le monde entier (déjà 500 millions d’utilisateurs dans le monde) mais ne communique pas encore de chiffres par pays.


Audience Publicitaire

L’audience publicitaire est un chiffre un peu différent du nombre d’inscrit mais qui donne une très bonne idée de l’audience relative d’une plateforme par rapport à une autre.

On peut donc observer :

  • la dominance continue de Facebook en terme d’audience publicitaire,
  • La rivalité Instagram / Snapchat qui évolue de plus en plus en faveur du premier,
  • La puissance de LinkedIn par rapport à Twitter (Sur une cible plus professionnelle).

Le Mobile

Peu d’évolution sur le taux d’équipement mobile car le marché est déjà à saturation (99%). En France, quasiment tout le monde est équipé d’un téléphone mobile. Aujourd’hui les évolutions portent avant tout sur la fréquence d’utilisation et le type de services utilisés.


Les activités sur mobile

YouTube, Whatsapp, Google Map et Fortnite, ou, plus généralement, vidéos, messagerie, services de plans et jeux vidéo sont toujours, et de plus en plus, les principales activités sur mobiles. L’utilisation des services bancaires est, elle aussi, en nette croissance.


Les Apps

Les Français utilisent à peine plus d’un tiers (34 en moyenne) des nombreuses apps (98 en moyenne) installées sur leurs téléphones mobiles.

Autrement dit, 2/3 des apps installées sont immédiatement oubliées par les utilisateurs. Ce rapport souligne l’importance pour les fournisseurs d’apps (e-commerce, banque, transport, etc.) de travailler sur des opérations de fidélisation et de ré-activation des utilisateurs.


Apps les plus populaires

Sans suprise, les apps les plus populaires sont celles du groupe Facebook : Facebook, Messenger, Whatsapp et Instagram, suivies par Snapchat et Waze (Google). A noter que Le Bon Coin est la seule app locale présente dans le top 10. Elle est suivie par deux autres géants americains : Amazon et Netflix.


Apps les plus téléchargées

Si on s’intéresse aux téléchargements, le classement des apps les plus populaires change un peu. On note en particulier la percée de l’app Française Yuka (analyse de produits alimentaires et cosmétiques) qui se hisse à la sixième place.

A noter aussi : l’apparition en dixième position de l’app Video TikTok que nous avons mentionnée plus haut. TikTok ne communique pas sur son nombre d’utilisateurs, mais le nombre de téléchargements fourni pas les plateformes tiers (App Store et Google Play) suffit à prouver qu’il s’agit d’une nouvelle app qui cartonne et qu’il faudra suivre dans les mois qui viennent.


Apps les plus lucratives

En terme de rentabilité financière, le tableau change complètement et au delà des mastodontes Netflix (Films et séries) et Deezer (Musique), on remarque la présence marquée des apps de rencontres : Tinder, AdoptaGuy, Badoo, Lovoo, Happn, Meetic

La quasi-totalité des apps les plus rentables en France sont des services de rencontre !

Google fait aussi une apparition remarquée avec Google Drive, sans doute l’app Google la plus rentable auprès des particuliers.


e-Commerce

En 2019, les Français n’ont plus peur d’acheter sur Internet. 67% des 15 ans et + déclarent avoir déjà effectué des achats ou des paiements en ligne.


Et même ceux qui n’achètent toujours pas sur Internet font souvent une recherche (81%) ou une visite de site (87%) avant de passer à l’acte d’achat. Cela souligne l’importance pour toute entreprise de bien soigner sa présence digitale, mais aussi son référencement.

A noter aussi : une écrasante majorité des achats en ligne se font sur un ordinateur (57%), non pas sur un téléphone mobile (26%). La vente et la publicité sur ordinateurs ne sont pas mortes, loin de là !


Mode et Beauté représentent aujourd’hui la plus grosse catégorie pour le e-commerce en France, devant la catégorie pourtant historique des appareils électroniques et des produits culturels (hello Fnac et Amazon !).


Quoiqu’il en soit, toutes les catégories sont en croissance, car le e-commerce en général connaît bien évidemment une forte croissance en France.


Malgré cela, le e-commerce ne représente en moyenne qu’un peu moins de 10% des dépenses par habitant réalisées en point de vente. L’achat physique domine encore très largement le commerce en France, au détriment de l’achat en ligne.

En conclusion, la France compte de plus en plus d’internautes qui, sur ordinateur ou sur téléphone mobiles, consomment toujours davantage de services et de produits. Mais le potentiel de croissance est encore énorme.




Voila tout ce que l’on pouvait apprendre de l’édition 2019 de Digital in France. N’hésitez pas à poster vos questions et vos commentaires.

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